jeudi 31 mai 2007

Citoyenneté mondiale

Se nomment citoyens du monde certaines personnes estimant que les habitants de la Terre forment un peuple commun avec des droits et devoirs communs, en dehors des clivages nationaux, et placent l'intérêt de cet ensemble humain au-dessus des intérêts nationaux.

Le concept général de citoyen du monde trouve son origine dans le stoïcisme, dont les philosophes sont les premiers à s'identifier comme citoyens du monde (voir Zénon de Citium). Il a des affinités avec l’existentialisme, courant philosophique qui met en avant la liberté individuelle, la responsabilité ainsi que la subjectivité, et considère chaque homme comme un être unique qui est maître de ses actes et de son destin.

Certains citoyens du monde peuvent :

  • s'engager pour développer un sentiment d'identité commune et de coexistence pacifique entre les habitants de la planète, tout en respectant les diversités locales
  • promouvoir une Organisation des Nations unies renforcée tout en conservant une certaine décentralisation, qui représente et réponde aux attentes des peuples du monde mieux que les traditionnels marchandages intergouvernementaux, qui adhère aux principes de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme, et joue un rôle similaire aux structures fédérales à l'échelle nationale.

Le concept diffère donc d'une des visions de l'internationalisme, qui reste basée sur l'idée de nations (à l'inverse de l'internationalisme marxiste, qui souhaite la disparition des États-nations).

Source : Wikipedia.

mercredi 30 mai 2007

Centre national de coopération au développement

Le Centre national de coopération au développement (CNCD) est une organisation non gouvernementale belge de coopération au développement. Coupole des ONG francophones. Le CNCD-11.11.11 regroupe plus de cent ONG de développement et organisations sociales qui ont pour objectif un monde où des états de droit, suffisamment financés, coopèrent entre eux pour garantir la paix et le respect des droits fondamentaux de chacun. Depuis 1966, le CNCD-11.11.11 place son énergie à long terme. Depuis 1966, le CNCD-11.11.11 participe à travers des projets à l'amélioration d'un quotidien, au changement de mentalités, à l'ouverture vers l'autre, qu'il soit voisin ou lointain. Depuis 1966, nous prenons la parole pour faire entendre les voix oubliées, au Sud comme au Nord.

Le CNCD s’est construit sur une valeur fondamentale de la coopération au développement : la solidarité. Le Centre unit près de 100 associations de développement, des centaines de coopérants, des milliers de sympathisants.

Depuis 1966, le CNCD-Opération 11.11.11 poursuit 3 missions : l’interpellation des pouvoirs publics et privés, la sensibilisation du public aux enjeux internationaux et le financement de programmes de développement grâce à l’Opération 11.11.11.

Interpeller

En tant que coordination, le CNCD interpelle les instances politiques nationales et internationales sur leurs responsabilités en matière de coopération au développement et de solidarité internationale. Par cette action politique, le CNCD vise à la fois le renforcement de la prise de conscience des causes réelles du mal développement et la promotion de mesures qui favorisent des rapports entre les peuples, basés sur la justice et le respect des droits fondamentaux individuels et collectifs.

Sensibiliser

L'éducation au développement vise un changement de valeurs et d'attitudes, tant sur le plan individuel que collectif en vue d'aboutir à un changement de société. En tant que coordination, le CNCD assure la promotion de campagnes de sensibilisation, d'information et de mobilisation de la population, avec les organisations membres. Ces campagnes tournent autour de thèmes comme les relations Nord-Sud, l'accès aux droits économiques et sociaux, la souveraineté alimentaire, l'engagement des citoyens face aux élections ou l’abolition de la dette du Tiers-monde. Elles s'appuient sur des outils d'information, d'animation ou de plaidoyer politique et sur l'organisation d'événements.

Financer

Grâce à l’Opération 11.11.11, le CNCD finance des programmes d’actions et des projets de développement en Afrique, Amérique latine, Moyen-Orient et Asie. Imaginés et réalisés par les associations du Sud, ces projets, présentés par des organisations actives en Communauté Wallonie-Bruxelles, mettent en œuvre des formules souvent créatives, pour trouver des solutions durables à des problématiques vécues au quotidien, surtout dans les domaines de la santé, de l’éducation ou de l’organisation communautaire.

Site officiel : Centre national de coopération au développement.

Source : Wikipedia.

vendredi 11 mai 2007

The logical song de Supertramp

When I was young, it seemed that life was so wonderful,
a miracle, oh it was beautiful, magical.
And all the birds in the trees, well they'd be singing so happily,
joyfully, playfully watching me.
But then they send me away to teach me how to be sensible,
logical, responsible, practical.
And they showed me a world where I could be so dependable,
clinical, intellectual, cynical.

There are times when all the world's asleep,
the questions run too deep
for such a simple man.
Won't you please, please tell me what we've learned
I know it sounds absurd
but please tell me who I am.

Now watch what you say or they'll be calling you a radical,
liberal, fanatical, criminal.
Won't you sign up your name, we'd like to feel you're
acceptable, respecable, presentable, a vegetable!

At night, when all the world's asleep,
the questions run so deep
for such a simple man.
Won't you please, please tell me what we've learned
I know it sounds absurd
but please tell me who I am.

Traduction : La Chanson Logique

Quand j'étais jeune la vie semblait si merveilleuse
Un vrai miracle, oh elle était belle, pleine de magie
Et tous les oiseaux dans les arbres, eh bien ils chantaient si heureux,
Si joyeux, si espiègles et me regardaient
Mais ensuite ils m'ont envoyé au loin pour m'enseigner comment être raisonnable
Logique, responsable, et avoir un esprit pratique
Et ils m'ont fait voir un monde dans lequel je pourrais être si digne de confiance
Clinique, intellectuel, cynique

Il y a des fois quand tout le monde dort
Les questions sont trop profondes pour un homme pas compliqué tel que moi
Je t'en prie, dis-moi s'il te plait ce que nous avons appris
Je sais que ça semble absurde mais je t'en prie dis-moi qui je suis

J'ai dit, maintenant fais attention à ce que tu dis sinon ils te traiteront d'extrémiste
De gauchiste(1) de fanatique, de criminel
N'accepteras-tu pas de t'engager, nous aimerions avoir l'impression que tu sois
Acceptable, respectable, présentable, un légume

La nuit quand tout le monde dort
Les questions sont trop profondes pour un homme pas compliqué tel que moi
Je t'en prie, dis-moi s'il te plait ce que nous avons appris
Je sais que ça semble absurde mais je t'en prie dis-moi qui je suis

(1) aux USA un libéral est quelqu'un de progressiste et de bien plus à gauche que le parti démocrate

(2) de t'engager à adopter la normalité de la société américaine( et renoncer à penser par toi-même)

Source de la traduction : La coccinelle

Clip vidéo sur Dailymotion.

jeudi 3 mai 2007

La légende des hommes bleus

« En vérité, ce que tu vois cache ce que tu dois voir et ce que tu entends brouille ce que tu dois entendre. Derrière le mirage se cache le puits qui apaisera ta soif » Ainsi parla le Maître de la Grâce Puissante à Jaffar le Berbère des plateaux du Hoggar.

Alors que Jaffar descendait des montagnes pour traverser les dunes du sable de feu, il demanda au Tout-Puissant de l'accompagner pour lui montrer la route. Et le Créateur lui fit l'insigne honneur d'aller à ses côtés par-delà les palmiers, les ravins et les regs. Ils parlèrent de sagesse, et de philosophie, de la quête de l'homme, de sa paix intérieure. Jaffar pria le Sachant Éternel de lui faire vivre le merveilleux, de lui faire toucher l'impossible.

Mais souvent pour Jaffar, les mots du Puissant n'avaient pas de sens. Le jeune homme gâchait les images, égarait les paraboles, trébuchait sur les symboles que le Suprême Esprit posait sur son chemin.

Un peu plus tard, le Vénéré Connaissant interrompit la marche, demandant à Jaffar de lui chercher de l'eau pour épancher sa soif. Et Jaffar partit en quête d'un puits, d'une source ou d'un lac pour désaltérer le Maître de l'Univers. Il marcha d'une dune à l'autre, suivit une longue faille creusée dans la roche par le temps et les pluies. Le ravin s'enfonçait vers les plaines côtières, vers les lacs lointains et les rivières enfouies.

Et soudain une apparition au loin lui caressa les sens. Une vision de rêve ressemblant à une jeune fille assise au bord de l'eau attira son regard. Il s'approcha, et découvrit la beauté faite femme, la finesse, le charme et l'amour réunis.

Aux premiers mots, ils comprirent tous deux que le destin les avait désignés pour vivre ensemble. Jaffar demanda la jeune fille en mariage et l'épousa.

Ce fut l'occasion de grandes fêtes dont les sables encore se souviennent. Un, puis deux, puis d'autres nombreux enfants naquirent de leur amour et leur vie fut paisible, et leurs jours furent heureux. Leurs petits grandirent, se marièrent à leur tour, et la deuxième génération d'enfants vécut aussi chez Jaffar, de sorte qu'il eut une grande famille qui comptait douze fils, sept filles, et cinquante petits enfants. En vérité, Jaffar avait créé un peuple de bergers, élevant les troupeaux de chèvres qui allaient se multipliant.

Mais un jour, aussi fort que le bonheur intense qui les faisait vivre, s'abattit le malheur terrible sur toute la région. L'eau des puits fut malade et les bêtes et les hommes moururent comme les éphémères autour des feux du soir. Alors Jaffar emmena sa famille, telle une grande tribu, à travers le désert, pour fuir le malheur qui les poursuivait. Et le malheur précisément courut plus vite qu'eux.

Un à un ses enfants disparurent, et ses petits-enfants aussi, et sa femme d'amour perdit la vie dans ses bras. La soif, la faim, le sable, la maladie eurent raison du peuple de Jaffar qu'il avait mis des années à bâtir. Alors, tel un ermite, il se réfugia seul dans la région des grottes, avec une chèvre et son mâle, ses seuls trésors pour recommencer à vivre.

Un jour qu'il tirait de l'eau du puits, le Seigneur des Mondes lui apparut soudain et lui dit : « Eh bien, que faistu, Jaffar ? Qu'attends-tu pour apaiser ma soif ? Cela fait une heure que tu es parti et je commence à m'impatienter ! »

« Une heure ! » s'exclama Jaffar. « Une heure, mais cela fait près de quarante années, Astre Suprême ! » Une vie, aux yeux de Jaffar, s'était écoulée en quelques dizaines de minutes pour le Tout-Puissant. Alors Jaffar reconnut la métaphore et remercia le Créateur de lui avoir fait comprendre ce qui sépare la réalité de l'illusion, et la vérité du rêve.

Source : La légende des hommes bleus.

Si tu peux... de Soufi Ansâri

Si tu peux marcher sur l'eau
Tu n'es pas plus habile qu'une paille
Si tu peux voler dans les airs
Tu n'es pas plus habile qu'une mouche
Conquiers ton coeur
Alors tu deviendras quelqu'un

Source : Si tu peux...

Alexandre le grand de Farid al-dîn Attar

Alexandre le Grand

Alexandre le Grand avait atteint les sommets de la gloire. Roi de Macédoine, il avait soumis les Grecs et vaincu les Perses, fait plier l’Égypte, et franchi l’Euphrate, traversé le Tigre et atteint l’Indus, pris Persépolis et Babylone, sans jamais faiblir ni se soumettre. Sa réputation s’étendait d’Orient en Occident, les mondes de sa double puissance. Ses légions avaient rencontré et vaincu bien des peuples, et sa toute-puissance était solidement établie sur la terre. Il avait tout connu ; des plus grandes victoires aux plus immenses richesses. Et comme il fut élève d’Aristote, il était empreint de finesse et d’intelligence.

Un jour qu’il suivait une route, il atteignit le couchant du soleil. Il planta là son camp et réclama un sage pour l’instruire davantage. Il fit chercher un maître qui pourrait lui enseigner la connaissance que lui, tout empereur qu’il fût, ne possédait point encore. Car c’était par le seul savoir qu’il pourrait demeurer Alexandre.

Certains lui indiquèrent un maître d’une sagesse supérieure, ermite vivant aux confins des falaises. D’autres le disaient fou. Alexandre qui ne croyait qu’en ses oeuvres voulut se faire sa propre idée et l’envoya chercher.

Mais l’ermite n’entendait pas quitter sa grotte. L’émissaire insista alors, menaça même, rappelant qu’Alexandre pouvait tout, puisque roi des deux mondes.

Le sage pourtant ne s’en émut point, prétextant qu’il n’avait pas à obéir à cet empereur dont il ne dépendait pas, ajoutant qu’il était lui-même le maître de celui dont Alexandre était le serviteur. Et puisque lui était le maître il n’entendait pas se déranger pour un serviteur. Quand Alexandre entendit les propos rapportés par l’émissaire, il entra en violent courroux, pensant que l’homme était au moins fou ou ignorant. Comment osait-il l’appeler serviteur et lui opposer un refus, à lui, l’ami de Dieu ? Nul n’avait jusque-là eu l’outrecuidance de le nommer serviteur. Nul puissant, roi ou sultan, ou même simple sujet n’avait eu l’inconscience de le traiter ainsi ! Le sage néanmoins osa lui répliquer : « Illustre Majesté, Empereur suprême, tu as couru les deux mondes en quête d’immortalité par un violent désir dont tu es devenu l’esclave, le serviteur. Avec toutes tes légions et tes armées vaillantes, tu as vaincu tous les continents par souci de puissance et de cupidité.

Et tu n’es donc que serviteur de mon serviteur.

A présent tu veux aussi trouver la source de vie.

Ton coeur ne se repaît qu’à la cupidité et au désir : tu n’es qu’un serviteur de mon serviteur puisque tu crains de perdre ta vie et tes trésors.

Or, pour gagner les mystères de la vie, les biens matériels ne te serviront point. C’est l’univers qu’il te faut gagner, mais l’univers de l’âme. »

Alexandre comprit alors que l’homme n’était point fou, qu’il était sage parmi les sages et empereur d’entre eux. Et que l’avoir rencontré était pour Alexandre, en ce nouveau voyage, l’une de ses plus grandes victoires.

Source : Alexandre le grand dans In Libro Veritas : la littérature équitable.